L’individualisme, cadeau empoisonné de la révolution

Toutes les républiques du monde occidental sont construites à partir des principes formalisés dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. L’article 4 énonce : « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits ».

C’est la glorification de l’individualisme

Remarquons au passage que c’est tout le contraire de la parole du Christ : « Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres » (Jean 13,34). Mais beaucoup, même des chrétiens, veulent ignorer cette remarque. C’est tellement confortable de penser d’abord à soi !
Or, contrairement aux apparences, ce n’est pas si « confortable » que cela. On constate en effet que l’individualisme conduit à trois nuisances : la solitude, la dépression et le non-engagement.
Ainsi il suffit de prendre les transports en commun pour voir la tristesse du regard de la plupart des gens. Et au niveau mondial, parmi les jeunes de 12 à 18 ans, un jeune sur sept souffre de dépression profonde. Cette glorification de l’individualisme est loin de rendre les gens heureux.
Le malheur est que l’Eglise catholique conciliaire, les Eglises orthodoxes et aussi les Anglicans souffrent de ce que nous appelons « le syndrome du cyclope ». Le cyclope est un crustacé qui n’a qu’un seul œil. Il en va de même du comportement de ces Eglises : 99% des homélies évoquent le Christ, c’est-à-dire Dieu le Fils, et quasiment jamais Dieu le Père. Ceci nécessiterait une longue explication. Pour faire court, disons que Dieu le Fils, Jésus, s’adresse à la personne tandis que Dieu le Père, qu’on voit « en action » dans l’Ancien Testament, s’adresse à un peuple, le peuple hébreu.
La conséquence est double. D’une part, occulter Dieu le Père, c’est « oublier » que s’adresser à un peuple, c’est faire de la politique, ce qui, malheureusement, est tabou dans l’Eglise. D’autre part, privilégier la personne, cela porte un nom : l’individualisme. Donc ces Eglises, sans même s’en rendre compte, tiennent le même discours que les républicains, dont la politique est franc-maçonne, ne l’oublions pas.

Les Eglises se trouvent objectivement complices du mondialisme

Que faire ? Assurément, rétablir l’équilibre, dans les homélies, entre Dieu le Père et Dieu le Fils, ce qui implique d’appeler les chrétiens à s’engager en politique. Cela ne veut pas dire nécessairement entrer dans un parti politique mais, tout au moins, dénoncer, dans son entourage, l’idolâtrie que représente la vénération de la république, puisqu’elle est franc-maçonne.

Toutes les républiques modernes sont diaboliques

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